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Et pourquoi pas la Cité radieuse pour votre prochain city-break à Marseille ?

16 juillet 2026
2 min.

[City-break – Marseille – Le Corbusier]

L’unité d’habitation conçue par Le Corbusier entre 1945 et 1952 pour reloger les Marseillais après la guerre reste, plus de soixante-dix ans après sa livraison, un manifeste habité. Classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2016 avec seize autres sites de l’architecte répartis sur trois continents, elle continue d’abriter des logements privés, dont certains se louent à la nuitée par leurs propriétaires, en dehors des parties communes gérées par une association. L’un des duplex traversants, orienté est-ouest, conserve son mobilier d’époque, ses balcons ouverts à la fois sur la mer et sur les collines, et ses trois chambres réparties sur deux niveaux selon le principe du casier à bouteilles que Le Corbusier avait mis au point pour empiler les logements sans sacrifier la lumière.

Loger dans un bâtiment-cité

Loger dans un bâtiment-cité

Dormir Cité radieuse, c’est loger dans une démonstration : Modulor, béton brut laissé apparent, loggias peintes de couleurs vives, rue intérieure conçue comme une véritable artère commerçante au troisième étage… Le bâtiment tout entier, avec son toit-terrasse ouvert au public et son école maternelle suspendue, fonctionne encore comme la ville miniature qu’il devait être. Et pour un lieu qui a durablement changé la façon de penser le logement collectif en Europe, le prix reste assez sage, de deux cents à cinq cents euros la nuit selon la saison.

Saviez-vous qu’à la Cité radieuse, les enfants pouvaient presque dire qu’ils « habitaient à l’école » ; la maternelle se trouvait sur le toit-terrasse, à plusieurs dizaines de mètres du sol. Un véritable village vertical où l’on pouvait grandir, faire ses courses… et aller en classe sans sortir de l’immeuble.

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